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Jeudi 31 mai 2007

31 mai 2007

 

Journée Mondiale Sans Tabac

par Caroline publié dans : Presse
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Mercredi 30 mai 2007
                                   Les cas exceptionnels 


Le cancer du sein est pratiquement inexistant chez la fillette et très peu courant chez l'adolescente. Bien qu'exceptionnel chez l'homme, le cancer du sein peut cependant survenir.
 
1. La fillette
Faut-il craindre un risque de cancer et envisager des examens médicaux si l'on découvre une petite boule chez une fillette d'environ 8 ans ? Il ne faut surtout pas s'affoler, même dans le cas d'antécédents familiaux à risque, car le cancer du sein est pratiquement inexistant chez les enfants. En revanche, il sera de toute façon prudent de consulter un médecin. L'état de santé et la croissance de la fillette étant par ailleurs satisfaisants, le praticien conclura généralement après examen par un diagnostic de bourgeon mammaire précoce. C'est le début du développement du sein qui apparaît en principe entre 8 et 13 ans.
 
2. L’adolescente
Quelles sont les précautions à prendre si l'on découvre une petite boule chez une adolescente ? Bien évidemment, il convient de consulter un médecin. Celui-ci procédera tout d'abord à l'interrogation de la patiente, c'est-à-dire, à la recherche d'apparition de la boule, à ses variations de volume par rapport aux règles, à sa sensibilité… puis à la recherche des antécédents personnels et familiaux, des facteurs de risques… etc. Le médecin procédera ensuite à l'examen clinique des seins par leur palpation méthodique zone par zone. Lorsque la boule décelée n'excède guère plus de 2 cm et que le bilan général de l'interrogatoire et de l'examen clinique est normal, le médecin pourra avancer le diagnostic de fibroadénome du sein de l'adolescente. Il s'agit d'une sorte de petit fibrome, comme pour l'utérus.
 
3. L’homme
Le carcinome mammaire chez l'homme est exceptionnel, représentant environ 1 % de l'ensemble des cancers mammaires. L'âge moyen d'apparition de ce type de cancer se situe entre 60 et 65 ans. Il peut survenir de novo ou sur une gynécomastie pré-existante (c’est-à-dire une augmentation du volume des seins). Ces cancers ont une faible incidence dans les pays développés. Les deux tiers des patients présentent un carcinome canalaire in situ. La mastectomie était le traitement standard, mais il a été remplacé par le tamoxifène dans le traitement initial. Cependant, la mastectomie peut être pratiquée si le traitement initial a échoué. Le cancer du sein masculin étant relativement rare, peu d’attention est portée à l’examen des seins chez l’homme. C’est ainsi que certains hommes se présentent à la consultation avec un cancer déjà bien développé. Le diagnostic doit donc être porté à temps car il nécessite une prise en charge adéquate vu la fréquence d'envahissement et de métastases à distance.
 
4. Facteurs de risque
Des éléments tels l’hérédité, l’exposition aux radiations et un historique de maladie bénigne du sein constituent des facteurs de risque communs aux hommes et aux femmes. Il existe toutefois des facteurs spécifiques aux hommes comme par exemple : une fonction testiculaire diminuée (moindre synthèse de testostérone), un syndrome de Klinefelter (pathologie rare caractérisée par la présence d’un chromosome X supplémentaire dans un caryotype masculin), des organes sexuels peu développés, des anomalies hormonales et une gynécomastie (augmentation du volume des seins), et diverses atteintes testiculaires (orchite : inflammation chronique ou aiguë des testicules, traumatisme ou testicules non descendus).Au niveau de la prédisposition génétique, le gène BRCA2 peut être associé à un risque élevé de cancer du sein chez l’homme. Quant au gène BRCA1, plus souvent associé au cancer du sein chez la femme, il ne semble pas être lié au cancer du sein chez l’homme. 
 
5. Symptômes
Le cancer du sein masculin possède de nombreux points communs avec celui de la femme à quelques particularités histologiques près, comme l’absence de type lobulaire (le rôle des lobules est de produire le lait en période d’allaitement). La plupart des cancers du sein chez l’homme sont, tout comme chez la femme, des carcinomes. La forme la plus fréquente est le carcinome infiltrant des canaux galactophores (73% des cancers du sein chez l’homme). Les hommes peuvent également développer une maladie de Paget ou un carcinome inflammatoire. Certains sarcomes (tumeurs malignes se développant dans les tissus conjonctifs de soutien) peuvent aussi se présenter mais ils sont très rares. L’étude de la présence de récepteurs hormonaux chez les hommes atteints d’un cancer du sein indique que celui-ci serait hormonodépendant dans 80 % des cas.
 
Comme la femme, l’homme doit accorder une attention particulière aux signes suivants :
présence d’une petite masse ;
rétraction de la peau au niveau du sein ;
écoulement ;
ulcération de la peau ou du mamelon ;
douleur au sein ;
gonflement sous le bras.
Une petite masse douloureuse, généralement détectée par le patient lui-même, est le symptôme le plus fréquent dans les cas de cancer du sein chez l’homme. Le plus souvent, une « boule » apparaît en dessous de l’aréole (zone colorée entourant le mamelon), où le tissu mammaire est concentré. Souvent, des écoulements sanguinolents sont présents.
 
6. Diagnostic
Tout comme chez la femme, le diagnostic de cancer du sein chez l’homme ne peut être établi qu’après un historique de la plainte du patient et de ses antécédents médicaux, examen, mammographie ainsi qu’une confirmation après aspiration à l’aiguille fine et/ou biopsie chirurgicale. Un caryotype (technique utilisée pour analyser le profil chromosomique d’un patient) peut être réalisé s’il y a suspicion d’un syndrome de Klinefelter. 

Source : Site sur le cancer du sein.

 

par Caroline publié dans : Maladies
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Mercredi 30 mai 2007

Prévention et facteurs de risque 

 
Divers facteurs de risque peuvent avoir une influence sur la venue d'un cancer du sein : l'âge, des antécédents familiaux, des facteurs génétiques... C'est pourquoi il est important de connaître les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d'accroître les chances de guérison totale.

1. Le facteur âge
Les deux tiers des cancers du sein se développent chez des femmes de plus de 50 ans. En revanche, cette maladie est rare chez les femmes de moins de 35 ans et reste exceptionnelle chez celles qui ont moins de 20 ans.  
Après 40 ans, les statistiques nous apprennent que le risque d'avoir un cancer du sein se multiplie une fois et demie tous les dix ans.

Après 50 ans, outre l'examen - au moins annuel - de vos seins par votre médecin traitant ou votre gynécologue et l’auto-palpation mensuelle de vos seins, votre médecin vous prescrira une mammographie tous les deux ans pour dépister de manière très précoce un éventuel cancer.

2. Les antécédents familiaux
Une femme dont la mère ou la sœur a déjà eu un cancer du sein risque deux fois plus que les autres femmes de développer un cancer du sein. Si tel est votre cas, vous devez, encore plus que les autres, vous faire surveiller médicalement au moins une fois par an et ne pas omettre de signaler vos antécédents familiaux à votre médecin traitant ou à votre gynécologue. 15% des femmes traitées pour un cancer du sein développeront un cancer sur l'autre sein. Si vous êtes dans cette situation, vous devez absolument bénéficier d'un suivi médical particulièrement attentif. On a également constaté que le risque était plus élevé chez les femmes ayant eu à la fois des règles précoces et une ménopause tardive. Les femmes sans enfant ou ayant eu un premier enfant après 30 ans semblent de même un peu plus exposées au développement d'un cancer du sein. Ce sont des éléments que vous devez aussi prendre en considération.N'oubliez pas d'en parler à votre médecin. 
 

3. Un gène responsable du cancer du sein ?
Deux gènes qui sont anormaux dans certains cancers du sein avec composante familiale, BRCA2 sur le chromosome 13, BRCA1 sur le chromosome 17. Ces gènes sembleraient prédisposer au cancer du sein et permettraient d'expliquer la survenue d'un cancer du sein très particulier et relativement rare chez les femmes jeunes.
Il est possible d'identifier ces femmes à très haut risque et de les suivre tout particulièrement afin que leur cancer du sein, s'il doit se développer, puisse être traité à son tout début.
La détection génétique des cancers est actuellement pratiquée en routine dans certains hôpitaux. Dans ces hôpitaux, des consultations d'oncogénétique, c'est-à-dire de génétique appliquée à la cancérologie, ont vu le jour ces dernières années et se penchent tout particulièrement sur ce genre de problèmes. Mais il faut toujours penser aux conséquences psychologiques et sociales de ce dépistage qui n'est pas indiqué aujourd'hui chez les enfants et les très jeunes filles.  De plus, aujourd'hui, nous ne savons pas encore modifier ces gènes afin de les rendre inoffensifs.
 
4.La pilule augmente-t-elle les risques ?

Il est désormais acquis que la pilule n'augmente pas globalement le risque de cancer du sein. De même, les rumeurs qui lient le cancer du sein à la pratique des seins nus, à la réception d'un coup violent sur la poitrine ou au port du soutien-gorge à baleines sont de la pure fantaisie et ne reposent sur aucune démonstration scientifique. La pilule ne provoque pas le cancer du sein mais favorise le développement d'un cancer. C'est pour cela qu'elle est contre-indiquée en cas de cancer du sein et en cas de risque important de cancer, par exemple chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein.

5. Peut-on éviter la venue d'un cancer du sein ?
Non, on ne peut pas encore véritablement empêcher la survenue d'un cancer du sein. Il faut en effet reconnaître que nous ne savons pas encore bien déterminer les différents facteurs qui feront qu'une femme - et non une autre - développera un cancer du sein. Ce qui est malheureusement certain c'est qu'en France, aujourd'hui, 1 femme sur 9 pourra en être atteinte à un moment ou à un autre de sa vie. Cette maladie représente ainsi un quart des cancers chez la femme. Il est donc essentiel que vous connaissiez les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d'accroître les chances de guérison totale.
A tout âge :
- Vous devez être régulièrement suivie par un médecin ou par un gynécologue qui n'hésitera pas à vous prescrire les examens nécessaires en cas de doute. Ce suivi médical doit avoir lieu tous les 6 mois ou tous les ans à partir de 30 ans. Vous devez pratiquer tous les mois une auto-palpation de vos seins.
- A partir de 50 ans : Votre médecin ou votre gynécologue vous fera pratiquer une mammographie tous les 2 ans.
 
6. Tamoxifène et prévention hormonale
Il est possible qu'on puisse utiliser certains médicaments anti-hormones comme le Tamoxifène pour éviter l'apparition du cancer du sein, dans certains cas très particuliers lorsque le risque serait important (par exemple dans certaines formes familiales). Des essais sont en cours actuellement aux Etats-Unis et en Europe ; les résultats sont bien sûr attendus avec beaucoup d'intérêt.
 


par Caroline publié dans : Maladies
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Lundi 28 mai 2007

CANCER. Une association, Jeunes solidarité cancer (JSC), implantée à Lille et à Strasbourg, aide de jeunes malades à reconstruire leur vie.

Pour aller au-delà de la maladie

ETRE DANS LA FORCE de l’âge et souffrir d’un cancer. Cela devrait être un oxymoron, c’est pourtant une réalité. Profondément atteints dans leur chair, les jeunes adultes souffrent également d’une double exclusion, celle due à la maladie et celle qu’ils éprouvent au sein des services de cancérologie : « A l’hôpital, je me suis retrouvé en compagnie de personnes plus âgées que moi. J’en étais arrivé à me demander si j’étais la seule personne de mon âge touchée par un cancer, se souvient Fabrice Lande, trente-six ans. Affable et souriant, en t-shirt kaki et jean bleu, ce Strasbourgeois anime l’antenne de Jeunes solidarité cancer (JSC) dans le Bas-Rhin, la deuxième antenne régionale à voir le jour après celle de Lille, en novembre 2006.

Contre l’isolement

Née au lendemain des premiers états généraux des malades atteints d’un cancer et de leurs proches, en novembre 1998, cette émanation de la Ligue nationale contre le cancer combat l’isolement souvent très douloureux pour cette génération élevée sur la toile. « En chimio, j’étais dix jours sans pouvoir consulter Internet et mes courriels, deux outils aujourd’hui indispensables pour communiquer.Ces outils sont encore plus nécessaires lorsqu’on n’a pas forcément envie que nos mis viennent nous rendre visite », poursuit Fabrice. Fabrice Lande
Soigné à trente-trois ans pour une tumeur au cou, ce jeune homme, par ailleurs atteint de la maladie de Hodgkin – un cancer de la lymphe qui touche plus particulièrement les 20-30 ans –, a rapidement éprouvé le besoin de s’investir dans un réseau associatif. Et d’y mener ce premier combat : faire entrer l’Internet à l’hôpital.
Si le service d’onco-hématologie de Strasbourg a déjà fait un bon pas dans cette direction en inaugurant un système de connexion sans fil l’année dernière, Fabrice Lande veut aller plus loin : « Nous cherchons des personnes qui seraient prêtes à offrir une dizaine d’ordinateurs portables aux personnes sous chimiothérapie. »
A Lille, Tina Burns, vingt-deux ans, a également le réflexe de l’engagement, une fois la maladie stabilisée. « Jeunes solidarité cancer m’a beaucoup aidée, car j’avais énormément d’inquiétudes. J’ai pu parler de mes angoisses,de ma solitude et entrer en contact avec de nombreuses personnes très généreuses,notamment une amie, Valérie, décédée depuis, qui m’a beaucoup apporté », se souvient la responsable de JSC dans le Nord. L’antenne lilloise s’est créée « un peu par hasard », ajoute la jeune femme entre deux éclats de rire, notamment grâce au message de Mike sur le forum, « qui constatait que les Lillois était très nombreux et les invitait à se rencontrer».
Aujourd’hui, les deux antennes débordent de projets, grâce à leurs bénévoles : on en compte aujourd’hui une quinzaine à Strasbourg. Parmi eux, Nathalie, vingtcinq ans, une jeune sportive, ancienne sélectionnée en équipe de France de rugby, également atteinte de la maladie de Hodgkin, ou encore Fred, vingt-deux ans, employé dans une mairie, qui a beaucoup souffert pendant son hospitalisation pour soigner un cancer de Burkitt au niveau de l’abdomen. «On n’a pas davantage le goût de vivre après la maladie.Mais simplement on a envie de faire le maximum de choses, pour ne pas passer à côté de la vie », résume Fabrice.

A côté d’une permanence hebdomadaire, JSC invite les jeunes adultes à chausser leurs baskets. La passion de Fabrice, marathonien dans l’âme – il en a couru une dizaine –, n’est pas étrangère à cette initiative qui va se courir en trois étapes : les 10 kilomètres de Strasbourg mi-mai, puis le semi-marathon de Lille en septembre, et, enfin, le marathon de Paris en 2008.
« Bien évidemment, certains courront en relais », tempère Fabrice, pour qui « le but principal est de redonner confiance aux gens. D’ailleurs, le simple fait de s’entraîner, c’est déjà une victoire.On échange avec des gens : “Ça va ?” – Ben oui, j’avais un cancer il y a un an” », s’amuse le jeune référent de JSC. Guéris ou en rémission, les jeunes adultes seront accompagnés de proches « qui parfois souffrent autant moralement que les malades ».

Emploi et avenir

Le sentiment de liberté qu’ils éprouvent au travers du sport, les jeunes adultes veulent également l’éprouver dans le milieu socioprofessionnel. D’où l’idée de fonder un atelier de réorientation et de réinsertion professionnelle, avec le soutien d’une psychologue de la Ligue contre le cancer, Josette Saulnier-Cazals. «Souvent, après un cancer, les personnes changent d’orientation ou de métier. C’est quelque chose qui n’est pas facile à faire seul. D’où l’idée de créer un lieu d’échange d’expériences », explique Fabrice Lande dont le parcours personnel dans la maintenance industrielle est porteur d’espoir. « J’ai dû cesser d’exercer mon emploi, car certains produits n’étaient pas compatibles avec mon état de santé. Lors d’un entretien d’embauche, j’ai d’emblée annoncé que j’étais atteint d’un cancer. On en a parlé une minute avec le directeur des ressources humaines, puis il n’en a plus été question jusqu’à la signature du contrat », se félicite le jeune homme qui suit une chimiothérapie de quelques heures, toutes les cinq semaines.
Rien n’est idéal, évidemment. Par exemple, le cancer a freiné le brillant parcours de Nathalie en école d’ingénieur. La jeune femme a tout de même pu intégrer l’EDélégation Nordducation nationale comme enseignante en génie civil. Touchés par un cancer, les jeunes adultes ont des soucis différents de leurs aînés. La stérilité qui accompagne les traitements chimiothérapiques n’est pas le cadet d’entre eux. « Avant le don d’ovocyte, plus complexe que le don de sperme, c’est l’état de santé du patient qui prime.Mais les médecins sont plus vigilants qu’il y a quelques années. Ils veulent savoir si on a déjà des enfants ou si on en souhaite », souligne Fabrice. Il y a aussi le crédit immobilier et les surprimes imposées par les assurances, qui incitent certains jeunes adultes à contourner la loi en ne déclarant pas leur maladie, « à leurs risques et périls, regrette Fabrice. Certaines personnes qui payent 800 euros de loyer ne peuvent accéder à la propriété, alors qu’entre 25 et 30 ans, c’est une période où l’on construit sa vie familiale ».
Pas de doute, l’association Jeunes solidarité cancer est déterminée à lutter pour le bien-être moral et physique des jeunes et de toutes les personnes atteintes d’un
cancer. D’ailleurs, dans la foulée du Nord-Pas-de-Calais et de l’Alsace, deux nouvelles antennes de JSC devraient voir le jour en France, à Nice et à Lyon.

INITIATIVES FRANCE RÉFORME N°3222

3-9 MAI 2007

PHILIPPE BOHLINGER

par Caroline publié dans : Presse
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Dimanche 27 mai 2007

         Lymphome : Un cancer du système lymphatique

Le lymphome touche chaque année 11 000 Français et est responsable de plus de 5 000 décès. Ce cancer du système lymphatique se présente sous deux formes différentes : les lymphomes non-hodgkiniens et la maladie de Hodgkin.

Le système lymphatique fait partie des défenses de notre organisme. Il se mobilise et réagit face aux maladies et aux infections. Il constitue un réseau de minces canaux, les vaisseaux lymphatiques, par lesquels circulent les anticorps, les cellules qui les produisent et celles qui détruisent les virus et les bactéries.

Ces vaisseaux lymphatiques transportent la lymphe, un liquide pâle dans lequel circule certains nutriments, en particulier les lipides, mais aussi les cellules servant à la défense de l’organisme, en particulier les lymphocytes B et T, appelés aussi globules blancs. Situés au niveau des coudes, de l’aine, de l’abdomen et de la poitrine, du cou et des aisselles, les ganglions lymphatiques ont pour mission de filtrer la lymphe et d’éliminer toutes les bactéries, virus et autres substances étrangères qui peuvent s’y trouver. D’autres organes comme la rate, la moelle osseuse, les amygdales et le thymus participent également à ce filtrage.

Des symptômes au diagnostic

On entend par lymphome le terme générique de tout cancer qui se développe dans le système lymphatique. Ce cancer se caractérise par la multiplication anarchique des lymphocytes qui s’accumulent pour former des tumeurs dans divers éléments du système lymphatique : ganglions, mais aussi des organes très divers puisque les lymphocytes circulent dans tout le corps et tous les organes. L’origine de ces cancers reste en partie mystérieuse. Certains facteurs de risque ont été identifiés : maladie du système immunitaire, infection grave, utilisation d’immunosuppresseurs, traitement de chimiothérapie ou radiothérapie, exposition aux pesticides, infection virale… Mais la maladie peut apparaître alors qu’aucun de ces facteurs de risque n’est présent.

Les symptômes les plus courants sont une grosseur indolore au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine, ainsi que des symptômes généraux : fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids, fatigue, toux et difficultés respiratoires… Seul un examen au microscope d’un ganglion lymphatique (à partir d’une biopsie) permet d’établir le diagnostic et de déterminer le type de lymphome.

Deux grands types de lymphomes

Il existe deux grands types de lymphomes :

=> Les lymphomes hodgkiniens (appelés également maladie de Hodgkin) se caractérisent par la présence de certaines cellules cancéreuses anormales, les cellules de Reed Stenberg (qui ne sont pas présente dans les autres formes de lymphomes). Dans le monde, on compte 62 000 cas de lymphomes hodgkiniens et 25 000 décès chaque année ;
=>  Les lymphomes non hodgkiniens (LNH). Ces derniers représentent près de 90 % des cas. On compte dans le monde chaque année 286 000 cas de lymphomes non hodgkiniens et 161 000 décès. Mais cette catégorie regroupe en fait plus de 30 formes différentes de lymphomes, généralement répartis en deux groupes selon la vitesse d’évolution de la tumeur :
-Les lymphomes indolents, à évolution plutôt lente, dont les formes les plus fréquentes sont les lymphomes folliculaires (25 % des cas)
-Les lymphomes agressifs, à évolution rapide, dont les formes les plus fréquentes sont les lymphomes diffus à grandes cellules B (35 % des cas).

par Caroline publié dans : Maladies
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