Maladies

Dimanche 27 mai 2007

         Lymphome : Un cancer du système lymphatique

Le lymphome touche chaque année 11 000 Français et est responsable de plus de 5 000 décès. Ce cancer du système lymphatique se présente sous deux formes différentes : les lymphomes non-hodgkiniens et la maladie de Hodgkin.

Le système lymphatique fait partie des défenses de notre organisme. Il se mobilise et réagit face aux maladies et aux infections. Il constitue un réseau de minces canaux, les vaisseaux lymphatiques, par lesquels circulent les anticorps, les cellules qui les produisent et celles qui détruisent les virus et les bactéries.

Ces vaisseaux lymphatiques transportent la lymphe, un liquide pâle dans lequel circule certains nutriments, en particulier les lipides, mais aussi les cellules servant à la défense de l’organisme, en particulier les lymphocytes B et T, appelés aussi globules blancs. Situés au niveau des coudes, de l’aine, de l’abdomen et de la poitrine, du cou et des aisselles, les ganglions lymphatiques ont pour mission de filtrer la lymphe et d’éliminer toutes les bactéries, virus et autres substances étrangères qui peuvent s’y trouver. D’autres organes comme la rate, la moelle osseuse, les amygdales et le thymus participent également à ce filtrage.

Des symptômes au diagnostic

On entend par lymphome le terme générique de tout cancer qui se développe dans le système lymphatique. Ce cancer se caractérise par la multiplication anarchique des lymphocytes qui s’accumulent pour former des tumeurs dans divers éléments du système lymphatique : ganglions, mais aussi des organes très divers puisque les lymphocytes circulent dans tout le corps et tous les organes. L’origine de ces cancers reste en partie mystérieuse. Certains facteurs de risque ont été identifiés : maladie du système immunitaire, infection grave, utilisation d’immunosuppresseurs, traitement de chimiothérapie ou radiothérapie, exposition aux pesticides, infection virale… Mais la maladie peut apparaître alors qu’aucun de ces facteurs de risque n’est présent.

Les symptômes les plus courants sont une grosseur indolore au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine, ainsi que des symptômes généraux : fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids, fatigue, toux et difficultés respiratoires… Seul un examen au microscope d’un ganglion lymphatique (à partir d’une biopsie) permet d’établir le diagnostic et de déterminer le type de lymphome.

Deux grands types de lymphomes

Il existe deux grands types de lymphomes :

=> Les lymphomes hodgkiniens (appelés également maladie de Hodgkin) se caractérisent par la présence de certaines cellules cancéreuses anormales, les cellules de Reed Stenberg (qui ne sont pas présente dans les autres formes de lymphomes). Dans le monde, on compte 62 000 cas de lymphomes hodgkiniens et 25 000 décès chaque année ;
=>  Les lymphomes non hodgkiniens (LNH). Ces derniers représentent près de 90 % des cas. On compte dans le monde chaque année 286 000 cas de lymphomes non hodgkiniens et 161 000 décès. Mais cette catégorie regroupe en fait plus de 30 formes différentes de lymphomes, généralement répartis en deux groupes selon la vitesse d’évolution de la tumeur :
-Les lymphomes indolents, à évolution plutôt lente, dont les formes les plus fréquentes sont les lymphomes folliculaires (25 % des cas)
-Les lymphomes agressifs, à évolution rapide, dont les formes les plus fréquentes sont les lymphomes diffus à grandes cellules B (35 % des cas).

Par Caroline
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Mercredi 30 mai 2007

Prévention et facteurs de risque 

 
Divers facteurs de risque peuvent avoir une influence sur la venue d'un cancer du sein : l'âge, des antécédents familiaux, des facteurs génétiques... C'est pourquoi il est important de connaître les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d'accroître les chances de guérison totale.

1. Le facteur âge
Les deux tiers des cancers du sein se développent chez des femmes de plus de 50 ans. En revanche, cette maladie est rare chez les femmes de moins de 35 ans et reste exceptionnelle chez celles qui ont moins de 20 ans.  
Après 40 ans, les statistiques nous apprennent que le risque d'avoir un cancer du sein se multiplie une fois et demie tous les dix ans.

Après 50 ans, outre l'examen - au moins annuel - de vos seins par votre médecin traitant ou votre gynécologue et l’auto-palpation mensuelle de vos seins, votre médecin vous prescrira une mammographie tous les deux ans pour dépister de manière très précoce un éventuel cancer.

2. Les antécédents familiaux
Une femme dont la mère ou la sœur a déjà eu un cancer du sein risque deux fois plus que les autres femmes de développer un cancer du sein. Si tel est votre cas, vous devez, encore plus que les autres, vous faire surveiller médicalement au moins une fois par an et ne pas omettre de signaler vos antécédents familiaux à votre médecin traitant ou à votre gynécologue. 15% des femmes traitées pour un cancer du sein développeront un cancer sur l'autre sein. Si vous êtes dans cette situation, vous devez absolument bénéficier d'un suivi médical particulièrement attentif. On a également constaté que le risque était plus élevé chez les femmes ayant eu à la fois des règles précoces et une ménopause tardive. Les femmes sans enfant ou ayant eu un premier enfant après 30 ans semblent de même un peu plus exposées au développement d'un cancer du sein. Ce sont des éléments que vous devez aussi prendre en considération.N'oubliez pas d'en parler à votre médecin. 
 

3. Un gène responsable du cancer du sein ?
Deux gènes qui sont anormaux dans certains cancers du sein avec composante familiale, BRCA2 sur le chromosome 13, BRCA1 sur le chromosome 17. Ces gènes sembleraient prédisposer au cancer du sein et permettraient d'expliquer la survenue d'un cancer du sein très particulier et relativement rare chez les femmes jeunes.
Il est possible d'identifier ces femmes à très haut risque et de les suivre tout particulièrement afin que leur cancer du sein, s'il doit se développer, puisse être traité à son tout début.
La détection génétique des cancers est actuellement pratiquée en routine dans certains hôpitaux. Dans ces hôpitaux, des consultations d'oncogénétique, c'est-à-dire de génétique appliquée à la cancérologie, ont vu le jour ces dernières années et se penchent tout particulièrement sur ce genre de problèmes. Mais il faut toujours penser aux conséquences psychologiques et sociales de ce dépistage qui n'est pas indiqué aujourd'hui chez les enfants et les très jeunes filles.  De plus, aujourd'hui, nous ne savons pas encore modifier ces gènes afin de les rendre inoffensifs.
 
4.La pilule augmente-t-elle les risques ?

Il est désormais acquis que la pilule n'augmente pas globalement le risque de cancer du sein. De même, les rumeurs qui lient le cancer du sein à la pratique des seins nus, à la réception d'un coup violent sur la poitrine ou au port du soutien-gorge à baleines sont de la pure fantaisie et ne reposent sur aucune démonstration scientifique. La pilule ne provoque pas le cancer du sein mais favorise le développement d'un cancer. C'est pour cela qu'elle est contre-indiquée en cas de cancer du sein et en cas de risque important de cancer, par exemple chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein.

5. Peut-on éviter la venue d'un cancer du sein ?
Non, on ne peut pas encore véritablement empêcher la survenue d'un cancer du sein. Il faut en effet reconnaître que nous ne savons pas encore bien déterminer les différents facteurs qui feront qu'une femme - et non une autre - développera un cancer du sein. Ce qui est malheureusement certain c'est qu'en France, aujourd'hui, 1 femme sur 9 pourra en être atteinte à un moment ou à un autre de sa vie. Cette maladie représente ainsi un quart des cancers chez la femme. Il est donc essentiel que vous connaissiez les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d'accroître les chances de guérison totale.
A tout âge :
- Vous devez être régulièrement suivie par un médecin ou par un gynécologue qui n'hésitera pas à vous prescrire les examens nécessaires en cas de doute. Ce suivi médical doit avoir lieu tous les 6 mois ou tous les ans à partir de 30 ans. Vous devez pratiquer tous les mois une auto-palpation de vos seins.
- A partir de 50 ans : Votre médecin ou votre gynécologue vous fera pratiquer une mammographie tous les 2 ans.
 
6. Tamoxifène et prévention hormonale
Il est possible qu'on puisse utiliser certains médicaments anti-hormones comme le Tamoxifène pour éviter l'apparition du cancer du sein, dans certains cas très particuliers lorsque le risque serait important (par exemple dans certaines formes familiales). Des essais sont en cours actuellement aux Etats-Unis et en Europe ; les résultats sont bien sûr attendus avec beaucoup d'intérêt.
 


Par Caroline
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Mercredi 30 mai 2007
                                   Les cas exceptionnels 


Le cancer du sein est pratiquement inexistant chez la fillette et très peu courant chez l'adolescente. Bien qu'exceptionnel chez l'homme, le cancer du sein peut cependant survenir.
 
1. La fillette
Faut-il craindre un risque de cancer et envisager des examens médicaux si l'on découvre une petite boule chez une fillette d'environ 8 ans ? Il ne faut surtout pas s'affoler, même dans le cas d'antécédents familiaux à risque, car le cancer du sein est pratiquement inexistant chez les enfants. En revanche, il sera de toute façon prudent de consulter un médecin. L'état de santé et la croissance de la fillette étant par ailleurs satisfaisants, le praticien conclura généralement après examen par un diagnostic de bourgeon mammaire précoce. C'est le début du développement du sein qui apparaît en principe entre 8 et 13 ans.
 
2. L’adolescente
Quelles sont les précautions à prendre si l'on découvre une petite boule chez une adolescente ? Bien évidemment, il convient de consulter un médecin. Celui-ci procédera tout d'abord à l'interrogation de la patiente, c'est-à-dire, à la recherche d'apparition de la boule, à ses variations de volume par rapport aux règles, à sa sensibilité… puis à la recherche des antécédents personnels et familiaux, des facteurs de risques… etc. Le médecin procédera ensuite à l'examen clinique des seins par leur palpation méthodique zone par zone. Lorsque la boule décelée n'excède guère plus de 2 cm et que le bilan général de l'interrogatoire et de l'examen clinique est normal, le médecin pourra avancer le diagnostic de fibroadénome du sein de l'adolescente. Il s'agit d'une sorte de petit fibrome, comme pour l'utérus.
 
3. L’homme
Le carcinome mammaire chez l'homme est exceptionnel, représentant environ 1 % de l'ensemble des cancers mammaires. L'âge moyen d'apparition de ce type de cancer se situe entre 60 et 65 ans. Il peut survenir de novo ou sur une gynécomastie pré-existante (c’est-à-dire une augmentation du volume des seins). Ces cancers ont une faible incidence dans les pays développés. Les deux tiers des patients présentent un carcinome canalaire in situ. La mastectomie était le traitement standard, mais il a été remplacé par le tamoxifène dans le traitement initial. Cependant, la mastectomie peut être pratiquée si le traitement initial a échoué. Le cancer du sein masculin étant relativement rare, peu d’attention est portée à l’examen des seins chez l’homme. C’est ainsi que certains hommes se présentent à la consultation avec un cancer déjà bien développé. Le diagnostic doit donc être porté à temps car il nécessite une prise en charge adéquate vu la fréquence d'envahissement et de métastases à distance.
 
4. Facteurs de risque
Des éléments tels l’hérédité, l’exposition aux radiations et un historique de maladie bénigne du sein constituent des facteurs de risque communs aux hommes et aux femmes. Il existe toutefois des facteurs spécifiques aux hommes comme par exemple : une fonction testiculaire diminuée (moindre synthèse de testostérone), un syndrome de Klinefelter (pathologie rare caractérisée par la présence d’un chromosome X supplémentaire dans un caryotype masculin), des organes sexuels peu développés, des anomalies hormonales et une gynécomastie (augmentation du volume des seins), et diverses atteintes testiculaires (orchite : inflammation chronique ou aiguë des testicules, traumatisme ou testicules non descendus).Au niveau de la prédisposition génétique, le gène BRCA2 peut être associé à un risque élevé de cancer du sein chez l’homme. Quant au gène BRCA1, plus souvent associé au cancer du sein chez la femme, il ne semble pas être lié au cancer du sein chez l’homme. 
 
5. Symptômes
Le cancer du sein masculin possède de nombreux points communs avec celui de la femme à quelques particularités histologiques près, comme l’absence de type lobulaire (le rôle des lobules est de produire le lait en période d’allaitement). La plupart des cancers du sein chez l’homme sont, tout comme chez la femme, des carcinomes. La forme la plus fréquente est le carcinome infiltrant des canaux galactophores (73% des cancers du sein chez l’homme). Les hommes peuvent également développer une maladie de Paget ou un carcinome inflammatoire. Certains sarcomes (tumeurs malignes se développant dans les tissus conjonctifs de soutien) peuvent aussi se présenter mais ils sont très rares. L’étude de la présence de récepteurs hormonaux chez les hommes atteints d’un cancer du sein indique que celui-ci serait hormonodépendant dans 80 % des cas.
 
Comme la femme, l’homme doit accorder une attention particulière aux signes suivants :
présence d’une petite masse ;
rétraction de la peau au niveau du sein ;
écoulement ;
ulcération de la peau ou du mamelon ;
douleur au sein ;
gonflement sous le bras.
Une petite masse douloureuse, généralement détectée par le patient lui-même, est le symptôme le plus fréquent dans les cas de cancer du sein chez l’homme. Le plus souvent, une « boule » apparaît en dessous de l’aréole (zone colorée entourant le mamelon), où le tissu mammaire est concentré. Souvent, des écoulements sanguinolents sont présents.
 
6. Diagnostic
Tout comme chez la femme, le diagnostic de cancer du sein chez l’homme ne peut être établi qu’après un historique de la plainte du patient et de ses antécédents médicaux, examen, mammographie ainsi qu’une confirmation après aspiration à l’aiguille fine et/ou biopsie chirurgicale. Un caryotype (technique utilisée pour analyser le profil chromosomique d’un patient) peut être réalisé s’il y a suspicion d’un syndrome de Klinefelter. 

Source : Site sur le cancer du sein.

 

Par Caroline
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Vendredi 8 juin 2007

La leucémie aiguë environ 5000 personnes par an en France. Surtout les enfants et les personnes âgées. Les causes sont très peu connues. Seules des causes chimiques et radiologiques ont été mises en évidence ou encore des trisomiques et des patients qui ont reçu des chimiothérapies. Il n'existe pas d'hérédité dans ces maladies, elles ne sont pas contagieuses.   

Définition :

Les globules blancs sont issus de cellules souches présentes dans la moelle osseuse. Ces cellules " mûrissent " et se divisent dans ce site avant d'être libérées dans le sang. Lors d'une leucémie, se produit un dérèglement au niveau de l'ADN et des protéines de ces cellules qui les empêche de mûrir et qui les pousse à se diviser sans arrêt. Le nombre de ces cellules devient tellement important qu'elles sont libérées dans le sang. Ces cellules sont appelées des leucoblastes. Ces blastes sont donc des cellules jeunes incapables de remplir leur fonction immunitaire. Ils sont tellement nombreux qu'ils envahissent les autres organes et empêchent la moelle de produire en quantité suffisante les globules rouges et les plaquettes.
Ceci implique donc trois conséquences graves :
-Très grande sensibilité aux infections : fièvre, aphtes, pneumopathies.
-Risque hémorragique important : saignements, hématomes, pétéchies (petits points rouges sur la peau).
-Anémie : faiblesse, essoufflements, fatigue, vertiges.
(NB : ces signes ne sont pas spécifiques de la leucémie.)

Diagnostic :

On suspecte une leucémie, souvent lors d'un examen sanguin. Le nombre de globules blancs peut être élevé ou non, l'anémie et la diminution du nombre des plaquettes est souvent associée. Attention, ces manifestations peuvent exister dans d'autres cas que la leucémie. Souvent on retrouve, au microscope, des blastes dans le sang.
Le diagnostic final se fait sur le myélogramme. C'est l'étude de la moelle osseuse au microscope après prélèvement d'un échantillon de moelle grâce à une aiguille placée au niveau de l'os, en l'occurrence le sternum ou l'os iliaque. Cet examen confirme donc le diagnostic par la présence de blastes en grand nombre dans la moelle. 

Les différents types de leucémies :

Il faut d'abord savoir qu'il existe des leucémies aiguës (LA) et des leucémies chroniques. Ces dernières surviennent surtout chez les personnes âgées, elles ne sont pas mortelles à court terme mais difficiles à traiter et guérir. Par contre, mais de façon générale, les leucémies aiguës sont dangereuses à court terme mais les possibilités de traitement et de rémission sont plus importantes que pour les leucémies chroniques.
Les LA sont divisées principalement en deux catégories :
-les lymphoblastiques : les lymphoblastes étant les cellules jeunes qui normalement doivent donner des globules blancs nommés lymphocytes. C'est la forme la plus répandue chez l'enfant.
-les myéloblastiques : les myéloblastes étant les cellules jeunes qui normalement doivent donner des globules blancs nommés polynucléaires. Cette forme est divisée en sept catégories. LAM 1à7.

Source : Association Laurette Fugain
 

Par Caroline
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Vendredi 14 septembre 2007


Un rapport sur les causes de cancer en France réaffirme le rôle prépondérant des comportements individuels (tabac et alcool au premier chef). A contrario, il minimise le rôle de la pollution (moins d'1%). Et la moitié des cancers restent inexpliqués.

Par Caroline
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